14 partages Emmanuel Macron: «C'est une page d'avenir que je viens ouvrir»

Emmanuel Macron: «C'est une page d'avenir que je viens ouvrir»

Lepoint Il y'a 1 semaine  Source

Dans le sillage de sa visite à Ouagadougou, puis à Abidjan et au Ghana, Emmanuel Macron est en visite «de travail et d'amitié» en Algérie, où il doit s'adresser à la jeunesse en priorité.

Cette visite était espérée à Alger depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. Depuis Valéry Giscard d'Estaing en 1975, la visite à Alger est en effet incontournable pour les présidents français, en raison des relations historiques nées de130ans de colonisation (1830-1962). Mais Emmanuel Macron est aussi attendu sur la «question de la mémoire» liée à la colonisation française, qu'il avait qualifiée de «crime contre l'humanité» lors de sa précédente visite à Alger, durant la campagne présidentielle.

- Emmanuel Macron vient d'accorder une longue interview au site algérien TSA

Tout sur l'Algérie, c'est le premier média francophone algérien sur Internet. À son arrivée à Alger après un bain de foule, le président français a échangé avec les journalistes du site pour un entretien vidéo qui sera diffusé dans la journée.
Après ce moment avec les journalistes locaux, Emmanuel Macron entame la partie la plus importante de son déplacement: au menu, rencontres avec des dirigeants économiques et évocation des dossiers majeurs qui préoccupent les deux partenaires.

- Emmanuel Macron dans les rues d'Alger


Emmanuel Macron est arrivé à Alger centre. Après s'être recueilli aumonument du Martyr, il a effectué un bain de foule près de la Grande Poste en direction de l'avenue Ben-M'hidi.

- Et la santé de Bouteflika ?

De l'autre côté de la Méditerranée, la question est dans tous les esprits. Surtout que l'Elysée a résolu le problème à sa façon en réduisant le format de la visite du président avec l'usage d'une sémantique bien particulière. Alors qu'auparavant, depuis Giscard il était convenu de recevoir en grande pompe les chefs d'Etat français. Pour El Watan,"Cette requalification de la visite, qui a surpris nombre d'observateurs, permettra à l'hôte de l'Algérie de ne pas s'astreindre à un programme contraignant, qui mettrait mal à l'aise les autorités algériennes, compte tenu des difficultés évidentes du président Bouteflika d'assumer les charges d'un protocole laborieux et exigeant du fait de sa maladie" explique le quotidien algérien.

De son côté, le Huffington Post croit savoir qu'autrement: "Selon l'Elysée, ce format réduit s'explique surtout par la volonté de poursuivre la "séquence franco-algérienne", entamée au mois de février par le candidat Macron, quand ce dernier avait qualifié depuis Alger la colonisation de "crime contre l'humanité". Autrement dit, il fallait profiter de la fraîcheur de ce souvenir, et donc, aller vite. "C'était important d'organiser rapidement cette visite pour montrer l'importance de pays pour la France et de nos liens", explique l'entourage du chef de l'Etat, tout en précisant qu'une visite d'Etat en bonne et due forme pourra avoir lieu "ultérieurement". "Le président de la République est ouvert sur l'idée".

- Visite d'Emmanuel Macron en Algérie : la presse se délecte

Emmanuel Macron fait la une des principaux journaux algériens ce mercredi, alors qu'il vient d'arriver pour une visite de courte durée. On retrouve l'intégralité de l'interview du président français dans le quotidien El Watan: «Je reviens dans l'état d'esprit d'un ami de l'Algérie.» Cet entretien a été également publié par le quotidien El Khabar.
Pour Liberté, Dilem, le caricaturiste du quotidien, a choisi de faire un clin d'œil à la fameuse moquerie de Macron face au président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré la semaine dernière.


Plus sérieusement le journals'interroge sur la courte durée de la visite de Macron à Alger. «Longue attente, court séjour», titre le journal, qui s'interroge: «Macron le président fidèle à Macron le candidat?». Le journal rappelle la visite de Macron à Alger en février 2017, en tant que candidat à la présidentielle, où il avait qualifié la colonisation de crime contre l'humanité.

Pour le quotidien gouvernemental El Moudjahid «Bien plus, tant que la France n'ose pas regarder en face et assumer pleinement son passé colonial, quels que soient les raisons ou les prétextes invoqués, il y aura toujours dans la relation algéro-française, malgré sa profondeur ou sa densité, une part de doute et d'incertitude. La coopération bilatérale connaît une dynamique qu'il convient de conforter par des gestes symboliques, de manière à ce que l'amitié et la confiance prennent le dessus sur la tension et la passion», explique en détail le journal dans un éditorial portant sur la relation franco-algérienne.

- Une visite en forme de rituel

Accueilli par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, le chef d'état-major, Ahmed Gaïd Salah, et le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, Emmanuel Macron est arrivée à Alger pour une visite éclair de12heures durant lesquellesil ira au contact des habitants dans le centre de la capitale, après avoir déposé une gerbe au monument des martyrs de la guerre d'Algérie. Dans l'après-midi, il rendra visite à son homologue Abdelaziz Bouteflika,80ans, dans sa résidence médicalisée de Zeralda, en banlieue d'Alger. Affaibli par les séquelles d'un AVC survenu en 2013, qui a affecté sa mobilité et son élocution, le président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, reçoit peu de dignitaires étrangers.

- Emmanuel Macron : « Je reviens dans l'état d'esprit d'un ami de l'Algérie »

Quefaut-il attendre de la visite d'Emmanuel Macron en Algérie?
«Je reviens dans l'état d'esprit d'un ami de l'Algérie, d'un partenaire constructif qui souhaite renforcer nos liens (...) pour faire fructifier une relation déjà dense», a expliqué Emmanuel Macron dans une interview conjointe aux quotidiens francophone El Watan et arabophone El Khabar, publiée mercredi.


Le rapport entre la France et l'Algérie doit être «un partenariat d'égal à égal», a poursuivi le président français alors que la "question de la mémoire" des130ans de colonisation (1830-1962) et de la guerre d'Algérie pèse toujours sur les relations. «Nos deux pays partagent une histoire forte», a rappelé le chef de l'Etat français, premier président de la Ve République né après la guerre d'Algérie (1954-1962) et qui a qualifié la colonisation de «crime contre l'humanité» lors d'une visite à Alger durant la campagne présidentielle française. «Je connais l'histoire, mais je ne suis pas otage du passé. Nous avons une mémoire partagée. Il faut en tenir compte. Mais je souhaite désormais, dans le respect de notre histoire, que nous nous tournions ensemble vers l'avenir», a-t-il poursuivi, assurant poser «le regard d'un homme de (sa) génération», qui n'a pas connu la période coloniale. La France et l'Algérie doivent construire «un axe fort (...) autour de la Méditerranée qui se prolonge vers l'Afrique» et relevé les nombreux «champs de coopération prometteurs» entre les les deux pays dans le domaine économique, a-t-il également souhaité. «L'Algérie doit s'ouvrir davantage. Il y a encore beaucoup de freins à l'investissement», a-t-il noté, alors que la France reste le premier employeur étranger en Algérie mais perd des parts de marchés face à la Chine et d'autres.

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