Tunisie: Surpopulation carcérale, torture et risques de contamination par la Covid-19

Evoquant la situation dans les prisons, Jamel Msallem confirme que «les conditions d'emprisonnement sont contraires à la loi et aux normes internationales», mettant en garde contre le fait que «l'encombrement est générateur de violence dans les prisons tunisiennes».

La question des conditions de détention dans les prisons et centres d'arrestation a toujours posé problème en Tunisie. Entre surpopulation carcérale, cas de torture et de violence, risques de contamination par le coronavirus et autres, dans certaines prisons tunisiennes, les détenus font face à tous les risques.

Le président de l'Instance nationale pour la prévention de la torture (Inpr), Fathi Jarray, a reconnu le constat. Lors d'une séance d'audition à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), il a affirmé que «les conditions de détention en Tunisie ne sont pas conformes aux normes internationales et vont à l'encontre des droits des détenus, prévus par les lois en Tunisie».

Jarray pointe du doigt la question de l'encombrement dans les prisons, ajoutant que la plupart des établissements pénitentiaires, à l'exception de la prison des femmes de La Manouba, souffrent de surpopulation carcérale. «L'instance a effectué des visites inopinées dans les lieux de privation de liberté dont les prisons, les centres de détention, les centres sociaux et les centres pour les migrants», a-t-il souligné, assurant que l'Instance a observé elle-même des dépassements commis à l'encontre des détenus.

Au fait, la question de surpopulation carcérale est le principal dilemme auquel font face les établissements...