David Steinacker: «Google s'informe et se tient au courant des différents problèmes du continent»

(Ecofin Hebdo) - Présent aux Adicomdays (Africa Digital Communication Days) où il a notamment animé un Keynote sur la création de communautés connectées, David Steinacker, responsable des partenariats de Google en Afrique subsaharienne, a accepté de répondre aux questions de l'Agence Ecofin. Il éclaire entre autres sur les dispositions prises par Google pour fournir ses services sur un continent africain où une bonne connexion internet est souvent difficile obtenir.

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«Je dirai que notre rôle se résume permettre des personnes de créer et d'interagir.»

Agence Ecofin: La publicité digitale est l'un des principaux sous-secteurs de la communauté digitale et Google est un acteur important de ce secteur l'international. êtes-vous d'accord pour dire que Google ne semble pas accorder la même importance au marché africain de la communication ?

David Steinacker: Je ne dirais pas que nous n'avons pas la même importance ici ou que nous sommes moins présents. Google a des équipes qui travaillent sur le continent. La communication digitale est un marché en pleine croissance sur le continent africain et nous sommes l pour apporter, au fur et mesure des évolutions, nos outils et notre expérience. Par exemple, Google a une très bonne expertise en matière de marketing programmatique (méthodes d'optimisation des campagnes de communication grâce l'usage de logiciels et d'algorithmes qui permettront, par exemple, de privilégier un internaute plutôt qu'un autre pour la diffusion d'un spot publicitaire; ndlr). Parce que l'Afrique est en pleine croissance, certaines pratiques déj présentes en Amérique, commencent émerger ici et Google est l pour accompagner les progrès du marché et apporter son expérience.

AE: Les outils de communication digitale et, de manière plus générale, l'usage des services de Google nécessitent des prérequis dont ne disposent pas forcément tous les pays africains. Je vais citer l'exemple de «Stadia», le service de jeu vidéo dématérialisé récemment lancé par Google. Il nécessite un débit internet stable 25 mégabits par seconde, une vitesse que peu de pays africains peuvent se vanter de fournir. Ce n'est qu'un des...