Congo-Kinshasa: Un scandale d'exploitation illégale de bois impliquerait «Tangofor»

Selon l'ONG britannique Global Witness, le général Gabriel Amisi, surnommé « Tangofor », aurait commercialisé illégalement des permis d'exploitation forestière en RDC. Le chef d'état-major adjoint, proche de l'ancien président Kabila, sanctionné par les Etats-Unis et l'Union européenne pour des atteintes aux droits humains, se serait servi de son influence pour acquérir des permis forestiers. Des permis confisqués par le ministère de l'Environnement puis réattribués dans l'urgence durant la seconde moitié de l'année 2018 la société de l'épouse du général Amisi. RFI a pu consulter des documents officiels apportant de nouveaux éléments.

Ces dernières années, le ministère de l'Environnement a procédé de nombreuses réquisitions de concessions forestières en République démocratique du Congo, avant de les réattribuer d'autres sociétés. Parmi celles-ci, Maniema Union Deux, détenue par la famille du général Gabriel Amisi, alias « Tangofor ».

« Le général Amisi a pu obtenir plusieurs concessions forestières attribuées une société détenue par la femme et les enfants de monsieur Amisi. Plusieurs de ses enfants étaient trop jeunes pour gérer. Alors les enfants mineurs étaient représentés par monsieur Amisi », explique Jean-Luc Blakey, qui a mené l'enquête pour l'ONG britannique Global Witness.

Cette société a bénéficié de onze attributions entre juin 2018 et...