Algérie: le camp Bouteflika se fissure, selon les analystes

Le camp du président Abdelaziz Bouteflika continue mercredi de se fissurer face la contestation sans précédent dont est la cible depuis un mois le chef de l'Etat algérien, qui apparaît de plus en plus isolé, estiment des analystes.

Depuis quelques semaines, les craquelures apparaissaient déj au grand jour au sein de deux piliers du pouvoir: la centrale syndicale UGTA (Union générale des travailleurs algériens) et l'organisation patronale FCE (Forum des chefs d'entreprises).

Mercredi, c'est le propre parti du président Bouteflika, le Front de libération nationale (FLN) qui a apporté publiquement son soutien au "mouvement populaire", tout en prônant le dialogue proposé par le chef de l'Etat pour sortir d'une crise qui dure depuis un mois.

"Les militants du FLN soutiennent pleinement le mouvement populaire" de contestation, par lequel "le peuple a demandé, travers des marches gigantesques, le changement" a déclaré la presse Mouad Bouchareb, patron du parti, l'issue d'une réunion de responsables de sections, décrite comme houleuse par plusieurs médias.

- "Forces non-constitutionnelles" -

"Il faut se mettre autour d'une table de dialogue pour arriver une Algérie nouvelle", a néanmoins précisé M. Bouchareb, soulignant que M. Bouteflika, président du parti, avait annoncé "clairement qu'il allait vers un changement du système".

Pour tenter de calmer la contestation, inédite, M. Bouteflika, la tête de l'Etat depuis 20 ans, a récemment annoncé la mise sur pied, une date pas encore fixée, d'une Conférence nationale, "ouverte tous" et chargée de réformer le pays et de proposer une nouvelle Constitution.

En attendant, il a...