Amadou Gon Coulibaly, le dauphin foudroyé avant la présidentielle

Dauphin désigné du pouvoir, le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, décédé mercredi des suites de problèmes cardiaques 61 ans, n'aura pas eu le temps de réaliser son ambition de succéder son mentor la tête de la Côte d'Ivoire.

Le "jeune frère", le "fils" le "plus proche collaborateur depuis 30 ans" du président Alassane Ouattara, ainsi que celui-ci lui l'a décrit dans son hommage, avait été désigné en mars candidat du parti au pouvoir pour la présidentielle prévue en octobre.

Mais, victime d'un malaise Abidjan le 2 mai, il avait dû être évacué en France, dans un hôpital parisien, malgré la fermeture des frontières en raison du coronavirus.

Sa longue absence de plus de deux mois avait suscité des interrogations sur son état de santé parmi la population et la classe politique, sachant qu'il avait subi une opération du coeur en 2012.

Le gouvernement, qui avait d'abord parlé de simples "examens médicaux", avait ensuite révélé que le Premier ministre s'était fait poser un stent et devait se reposer. A son retour Abidjan jeudi dernier, "AGC" s'était dit "en forme" et prêt travailler.

Premier ministre depuis 2017, Amadou Gon Coulibalya accompli toute sa carrière dans l'ombre du président Ouattara, dont il était l'un des très proches et dont il avait l'entière confiance.

"Cela fait 30 ans que j'apprends aux côtés du président", expliquait-il volontiers, pour justifier de sa légitimité, mais sans mesurer peut-être que la formule pouvait aussi le désigner comme un éternel lieutenant et le...