Au Mozambique, le grand hôpital de Beira

En bottes, il déambule lentement, comme anéanti, dans les couloirs inondés de l'hôpital de Beira, au Mozambique, dévasté la semaine dernière par un cyclone. Le toit est éventré, des lits trempés, des murs craquelés, l'odeur nauséabonde.

"On n'a pas d'autre choix, explique l'administrateur de l'hôpital Abu Julio. Soit on envoie les malades chez eux, soit ils restent ici dans ces conditions", ajoute-t-il en traversant des chambres occupées.

Situé une centaine de mètres du front de mer, l'hôpital de Beira, deuxième ville du Mozambique, a pris de plein fouet les vents de près de 200 km/h qui se sont abattus sur la région, dans la nuit du 14 au 15 mars.

Plus de 60% de l'hôpital a été totalement ou partiellement détruit, estime Abu Julio.

Plusieurs bâtiments de l'établissement en dur sont éventrés. Des tôles tordues gisent dans la cour boueuse de l'hôpital la façade jaune paille.

La réserve de sang a été détruite aux trois-quarts."C'est un énorme problème, puisque l'hôpital central de Beira fournit également du sang aux autre hôpitaux de la région", prévient Ana Tambo, directrice de l'établissement.

Dans les bureaux, les ordinateurs sont détruits, les dossiers trempés.

"Toutes les pièces sont...