Au Soudan, les conflits tribaux menacent une transition fragile

Slateafrique - Il y'a 2 semaines  -  Voir source de l'article

Une nouvelle vague de violences intertribales s'est soldée par des dizaines de morts et de blessés au Soudan, menaçant la transition politique quelques semaines après le premier anniversaire de la chute de l'ex-président Omar el-Béchir.

Depuis le début du mois, 59 personnes ont péri et une centaine d'autres ont été blessées au cours d'affrontements dans différentes régions, compliquant la tâche des autorités de transition.

Arrivé au pouvoir en août 2019 après la chute du régime autocratique de M. Béchir sous la pression de la rue, le gouvernement militaro-civil fait déj face plusieurs défis de taille, notamment l'économie désastreuse héritée de décennies de mauvaise gestion.

Avec la réconciliation nationale comme priorité, le Premier ministre Abdallah Hamdok a lancé l'an dernier des négociations de paix avec les groupes rebelles.

Dès mars, l'ONU a appelé la fin des affrontements intercommunaux, moins intenses cependant que par le passé.

Mais le 7 mai, des affrontements entre la tribu arabe des Rizeigat et celle des Falata, originaire d'Afrique de l'Ouest, pour un vol de bétail, ont fait 30 morts.

Trois jours plus tard, trois personnes ont péri, 79 ont été blessées et des maisons ont été incendiées dans des heurts entre les Bani Amer et la tribu des Nouba dans la ville de Kassala (est), près de la frontière érythréenne.

Le 13 mai, c'était au tour de Kadougli, la capitale du Kordofan-Sud (sud), de connaître un épisode meurtrier, avec 26 morts et 16 blessés.

- "Culture de guerre" -

Le Soudan, pays composé de multiples groupes ethniques, a connu de nombreux...