Maroc: Nouveau modèle de développement et réforme de l'Etat au Maroc

Allafrica - Il y'a 3 semaines  -  Voir source de l'article

«Si Notre souci a été de définir les défis essentiels ainsi que les enjeux économiques et développementaux majeurs de cette étape, la responsabilité de la classe politique, plus particulièrement celle du gouvernement, du Parlement, des partis politiques, est de réunir les conditions favorables son aboutissement », a déclaré Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans le discours qu'il a prononcé l'occasion de l'ouverture de la première session de la quatrième année législative de la 10ème législature.

Le déficit en termes de confiance populaire, la forte abstention électorale et la propagation du populisme constituent au Maroc un défi pour l'Etat et les partis politiques. Ces effets négatifs relatifs l'adhésion et la légitimité exercent une pression sur le système politique et administratif afin de mettre niveau et innover le processus actuel de prestation de services publics et la fabrique des politiques publiques. Dans ce contexte, les partis politiques marocains se retrouvent actuellement confrontés une crise de légitimité associée la fuite de membres, et une baisse de la partisanerie active, ce qui indique un éloignement par rapport l'identification au parti et une baisse de la loyauté son égard.

La baisse du taux de la participation, la perte de membres et de partisans, ainsi que la formation de nouveaux partis sont autant de signes d'insatisfaction vis--vis de la démocratie représentative. Les citoyens ne se sentent pas représentés par les partis politiques, la confiance et l'intérêt pour ces derniers diminuent et le fossé entre les politiciens et les citoyennes et citoyens se creuse. Alors que traditionnellement seuls les membres des instances exécutives, les experts en politique et les lobbyistes conseillent les politiciens, une collaboration plus ouverte avec les citoyennes et citoyens et les professionnels qui sont sans contact quotidien avec la politique, peut améliorer la compréhension des problèmes publics, créer des solutions et donner accès une base de connaissances et d'expériences plus diverse.

A partir de ce constat d'apathie politique, les partis politiques doivent impérativement procéder par la réforme démocratique de leurs organismes, en impliquant les citoyennes et citoyens, d'une part, dans le processus de réforme de leurs organisations et leurs projets politiques et d'autre part, dans le processus des politiques publiques. Aussi, les partis politiques sont amenés prendre en considération les nouvelles générations de jeunes lors de leur intégration dans le processus décisionnel interne et prendre en compte leurs besoins et intérêts, notamment en utilisant les nouvelles technologies de communication et d'information (plateformes et réseaux sociaux). Cette démarche devrait réduire l'écart qui sépare le parti politique des citoyennes et citoyens et augmenter leur...