Cameroun: ESSELEM EBOLO "Sachons que le SIDA est présent avec nous alors, méfions nous de lui "

Par Hugues Seumo

Il s'appelle ESSELEM EBOLO Hervé jeune camerounais, président fondateur du COSJLIGSA, le comité d'organisation des jeunes pour la lutte contre le sida les MST, les grossesses indésirées, la vulgarisation du dialogue familial et le social en Afrique.

Son association est active au Cameroun depuis le mois d'octobre 2006. Travaillant beaucoup plus sur les IST Sida en milieu jeune, nous avons profité de la semaine de la jeunesse pour lui tendre notre micro. Dans cet entretien accordé Camer.be, il invite les jeunes plus de responsabilité vis--vis de leur comportement sexuel.

Bonjour Monsieur M.ESSELEM EBOLO Herve. Pouvez-vous vous présenter l'intention de nos lecteurs ?

Bonjour également vous et toute votre équipe. Merci de m'accorder cette opportunité, Je suis M.ESSELEM EBOLO HERVE. Jeune camerounais informaticien de formation, président fondateur du COSJLIGSA qui est le comité d'organisation des jeunes pour la lute contre le SIDA, les MST, les grossesses in désirées, la vulgarisation du dialogue familial et le social en Afrique. Ce comité qui prend implantation dans toutes les régions du Cameroun et des représentants aux USA, France, Suisse, Belgique, Italie a pour ambition de couvrir la zone CEMAC et l'Afrique toute entière.

Votre association s'appelle comme vous le dites si bien Comité d'organisation des jeunes pour la lutte contre le SIDA. Est-ce dire que vous n'êtes actif qu'au niveau des jeunes ?

(Rires...). Le Cosjligsa n'est pas une association qui s'occupe simplement des jeunes. Nous sommes sensibles envers toutes les couches sociales .C'est pour cela que nous organisons des rencontres les week-ends dans les domiciles privés avec des parents pour discuter avec eux des sujets sur le sida, les relations sexuelles, le dialogue d'intimité entre parent et jeune etc. Mais, c'est aussi vrai que nous sommes impliqués dans le secteur de la jeunesse scolaire et non scolaire, car nous remarquons qu'au Cameroun et dans certains pays voisins, le constat qui est fait par nous et plusieurs autres observateurs de la vie sociale africaine est que, les MST, les grossesses indésirées et le dialogue familial absents au sein des familles contribuent beaucoup la propagation des maladies tels le sida, les Mst. Les jeunes ne disposent pas de centre de rencontre de discussion avec les entités spécialisées pour les orienter. Le constat est très visible dans les petits coins de village où les Ist-Sida ont un taux de prévalence très élevés.Vous avez participé récemment aux activités organisées par le Comité National contre les Ist Sida dans le cadre de la journée internationale du Sida. En êtes-vous sorti satisfait?

Nous sommes sortis de cette activité avertis du nombre élevé des malades du Sida au Cameroun dont les chiffres oscillent autour de 543.000 personnes infectées bien que la pourcentage de propagation est réduit par rapport aux années précédentes. Mais nous ne sommes pas satisfaits de la politique de prévention et de sensibilisation nationale qui pour nous jeunes, est plus concentré sur les personnes majeures. Le rapport national 2009 sur le sida du Comité national contre les Mst-Sida révèle que la couche la plus touchée est constituée des jeunes et surtout les jeunes filles âgées de 19 24ans. Toujours selon le même rapport, la région la plus touchée est celle du Centre avec plus de 111287 personnes infectées .Nous avons également fait ce constat lors de nos enquêtes sur le terrain. Il faut néanmoins souligner qu'il existe des ONG et certaines associations comme le CERAC, le Cordon Universitaire, le Cejes etc. qui font beaucoup d'effort pour lutter contre cette pandémie. Nous avons...