Côte d'Ivoire: affliction et discours politiques

Slateafrique - Il y'a 2 semaines  -  Voir source de l'article

"Il a voulu lutter pour son pays": Daoukro, fief de l'opposition en Côte d'Ivoire, les obsèques de Toussaint N'Guessan Koffi, décapité lors des violences électorales liées la présidentielle, se sont muées en une tribune politique anti-Ouattara.

Des affrontements intercommunautaires dans le sillage de la réélection pour un troisième mandat controversé du président Alassane Ouattara avaient fait six morts et 41 blessés le 9 novembre Daoukro, fief de l'ex-président et principal opposant Henri Konan Bédié, déj le théâtre de violences meurtrières en août.

Toussaint N'Guessan Koffi, 34 ans, de l'ethnie locale baoulé, a été tué et décapité lors de ces affrontements. L'image, diffusée sur les réseaux sociaux, d'un de ses bourreaux donnant un coup de pied dans sa tête a choqué le pays et provoqué une vague d'indignation.

Samedi matin, des milliers de jeunes, bandeaux rouges noués sur la tête en signe de deuil et de colère, ont pris d'assaut la morgue de la ville, point de départ des cérémonies funéraires.

Un poster en couleur de la victime était dressé sur son cercueil, en face des centaines de personnes dont des notables du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, le parti de Bédié).

Un peu plus loin, des jeunes tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvoir lire : "Tué pour la démocratie!" ou "Décapité pour le 3e mandat inconstitutionnel".

- "Préfet dehors !"-

"Mon fils a perdu la vie dans...