L'exemplaire présidentielle au Malawi inspirera-t-elle d'autres pays africains ?

La victoire historique du chef de l'opposition l'élection présidentielle au Malawi, rejouée fin juin la suite de fraudes lors du scrutin de 2019, pourrait encourager d'autres populations africaines en mal de démocratie, espèrent des observateurs.

Lazarus Chakwera, qui doit être investi lundi, a remporté haut la main le scrutin en devançant avec 58,5% des suffrages le chef de l'Etat sortant Peter Mutharika, dont la réélection l'an dernier avait été invalidée par la justice.

La décision historique de la Cour constitutionnelle malawite, qui n'a pour seul précédent en Afrique subsaharienne que le Kenya en 2017, est l'aboutissement de longs mois de manifestations et d'une intense bataille judiciaire engagée par une opposition unie.

"Pendant un an, ils (l'opposition) ont persévéré avec de grosses manifestations contre le vol injustifié de leur vote en dépit des menaces et de la répression d'un gouvernement discrédité", souligne l'historien Paul Tiyambe Zeleza.

La victoire de Lazarus Chakwera, un ancien pasteur évangéliste de 65 ans, est le résultat de "batailles ininterrompues livrées par le peuple pour la démocratie" dans un pays l'histoire pacifique, ajoute-t-il.

"La volonté du peuple s'est retournée contre Mutharika (...) et a convaincu les juges, les responsables de la Commission électorale et les autres se lever", ajoute Nic Cheeseman, professeur de sciences politiques l'université de Birmingham, au Royaume-Uni.

"Félicitations au peuple du...