Les miraculés du stade de Buzi, au Mozambique, noyé par le cyclone

Des dizaines de rescapés du cyclone Idai au Mozambique sont réfugiés sur les gradins d'un stade, d'autres sur le toit d'une église en partie éventrée. Ils attendent l, dans la bourgade de Buzi totalement inondée, les secours et la décrue, six jours après le passage de la tempête.

Devant la montée soudaine des eaux en fin de semaine dernière, des habitants ont quitté la hâte leur maison, emportant bidons, baluchons ou encore.... parasols, pour se protéger de la pluie. Et ils ont élu domicile dans des gradins, sur des toits ou dans des arbres.

Avec les inondations provoquées par le cyclone, les cours d'école, les terrains de basket, les rues de Buzi (centre) ont disparu, engloutis dans l'eau boueuse.

Idai a fait au moins 202 morts au Mozambique et une centaine au Zimbabwe voisin, mais les autorités mozambicaines craignent que le bilan ne dépasse les 1.000 morts dans leur pays.

Depuis les airs, la plaine de la rivière Buzi ressemble toujours mercredi une mer intérieure. A des kilomètres la ronde, de l'eau, de l'eau et encore de l'eau, d'où émergent la cime des arbres et les toits ou ce qu'il reste des maisons.Les récoltes, prévues en avril-mai, sont détruites.

La décrue a pourtant débuté, constate, soulagé, le pilote d'un hélicoptère, en survolant la zone.

"Il y a beaucoup moins d'eau maintenant. Elle a baissé d'au moins un mètre" ...