Les réfugiés éthiopiens au Soudan craignent pour l'éducation de leurs enfants

Slateafrique - Il y'a 2 semaines  -  Voir source de l'article

Assis sur le sol dans un camp de transit de la région de Gedaref au Soudan, l'instituteur éthiopien, Tadros Bay, lit haute voix une histoire, quatre enfants rassemblés autour de lui.

Il a dans sa main un livre usagé qu'il a réussi sauver miraculeusement dans sa fuite de Mai-Kadra, une localité du Tigré, dont il est originaire et qu'il a quitté toute hâte lorsque, selon lui, des exactions ont été commises par les militaires de l'armée fédérale.

Les enfants écoutent avec attention ce professeur de 32 ans mais ses efforts sont dérisoires face aux besoins considérables de ces réfugiés, jetés précipitamment sur les routes pour fuir la guerre en Ethiopie.

"J'essaie d'aider ces enfants mais nous n'avons pas de livres ni une place pour étudier", regrette-t-il.

Dans cette localité de transit dans l'est du Soudan, frontalière de l'Ethiopie, se trouvent 17.000 réfugiés,dont 5.000 enfants selon la commission soudanaise pour les réfugiés.

Construite il y a cinq ans, pour reloger des habitants d'un bourg englouti par une retenue d'eau, cette agglomération porte le nom de "village numéro 8" et ne possède qu'une seule école pour les Soudanais.

Dans les rues, une nuée d'enfants dés½uvrés courent, jouent et crient. Leurs parents craignent qu'ils ne deviennent une génération...