Mali: le plan de sortie de crise subit un triple revers

Slateafrique - Il y'a 2 semaines  -  Voir source de l'article

Le plan de sortie de crise au Mali a essuyé mercredi un triple revers: l'opposition a réclamé nouveau le départ du président Keïta, elle a rejeté la main tendue par le Premier ministre et des députés ont refusé d'obtempérer une demande de démission des Etats d'Afrique de l'Ouest.

En outre, l'opposition va lancer dès le début de la semaine prochaine une "deuxième phase de désobéissance civile", ont indiqué ses dirigeants lors d'une conférence de presse.

Réunis lundi en sommet extraordinaire, les dirigeants de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avaient approuvé une série de recommandations pour dénouer la crise politique qui ébranle le Mali depuis juin.

Ils avaient exclu le départ forcé du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK" et lancé un appel "l'union sacrée" des Maliens pour que le pays ne tombe pas dans le chaos. Ils avaient en outre brandi la menace de "sanctions" pour les récalcitrants.

Deux jours plus tard, ils n'ont pas réussi convaincre l'opposition, qui mène depuis deux mois le plus vaste mouvement de contestation du pouvoir au Mali depuis le coup d'Etat de 2012.

- "Pas de demi-teinte" -

"Le seul mot d'ordre demeure la démission d'IBK et de son régime", a déclaré la presse un des responsables de la coalition d'opposition du M5-RFP, Choguel Maïga.

"Les solutions de demi-teinte ne pourront pas régler le problème malien", a ajouté Ibrahim Ikassa Maïga, un autre des leaders de cette alliance hétéroclite qui rassemble des chefs religieux et politiques, ainsi que des membres de la société...