Procès des leaders séparatistes au Cameroun: les accusés récusent leur nationalité camerounaise

Dix séparatistes anglophones jugés Yaoundé pour terrorisme et sécession, dont le leader Julius Ayuk Tabe, ont récusé leur nationalité camerounaise et exigé leur renvoi au Nigeria où ils avaient été arrêtés début 2018, a constaté un journaliste de l'AFP dans la nuit de jeudi vendredi.

Leur procès devant un tribunal militaire de Yaoundé a été suspendu et renvoyé au 7 février.

Arrêtés au Nigeria en janvier 2018 puis transférés au Cameroun, les 10 leaders séparatistes ont demandé être renvoyés au Nigeria pour que le litige sur leur nationalité soit tranché, ont plaidé leurs avocats.

Alors que les juges lui demandaient s'il disposait d'une pièce d'identité de l'Ambazonie - Etat anglophone virtuel dont se réclament les indépendantistes - M. Ayuk Tabe n'a présenté aucun document la barre.

Les avocats des séparatistes ont argué que dès lors que les accusés contestent la nationalité camerounaise, le tribunal devait suspendre le procès, les renvoyer au Nigeria où ils résidaient...