Tunisie: Les parents sur le qui-vive

Allafrica - Il y'a 5 jours  -  Voir source de l'article

Par A.chraiet

En effet, rien dans l'accord obtenu (après une longue mise en scène du syndicat qui s'est offert un show médiatique d'ampleur les vendredi et samedi derniers en mettant les nerfs des observateurs rude épreuve) ne garantit que le scénario de cette année ne se reproduise dans quelques mois ou l'année prochaine. De plus, les associations qui ont protesté contre le sort réservé nos élèves et notre système éducatif ne sont pas satisfaites de cet accord tant qu'il ne prend pas compte des assurances claires quant d'éventuelles récidives de la part de ce syndicat.

Dégâts irréparables

Pourtant, ce dernier a tout fait pour lier les mains du ministère afin que ces accords soient appliqués la lettre et qu'il n'y ait aucune possibilité de revirement !

Les craintes des uns et des autres restent fondées d'autant que l'accord en question est intervenu sans qu'aucune référence n'ait été faite aux graves conséquences entraînées par ces mouvements de boycott des examens et des cours durant ces deux premiers trimestres. Les responsables de cette situation catastrophique tirent leur épingle du jeu et s'en vont comme si de rien n'était. C'est manquer de considération l'égard de toute une génération et l'égard de milliers de familles. Le message qu'on peut retenir c'est qu'on peut tout faire sans être inquiété même s'il s'agit du sort d'un million d'élèves.

Les parents et les élèves sont frustrés et ne pensent pas que le programme de rattrapage pourra réparer les dégâts causés par plusieurs semaines de perturbations. Quelles que soient les dispositions prendre, rien ne pourra réparer les préjudices causés par ces actes tant décriés par tout le monde.

Qu'on nous annonce qu'une poignée d'enseignants s'engage assurer des cours de soutien pour les élèves des classes terminales ce n'est que de la poudre aux yeux. Ces élèves, justement, ne demandent pas la charité d'où qu'elle vienne. Ce qu'ils cherchent, c'est qu'on respecte leur droit constitutionnel l'enseignement. Actuellement, le mal est fait. Les décisions...