Congo-Kinshasa: Exécution du Programme d'urgence de cent jours - La convocation judiciaire de Vital Kamerhe soulève des vagues

Le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Vital Kamerhe, a été convoqué par le Parquet général près la Cour d'appel de Kinshasa qui enquête sur les présumés détournements de fonds alloués au programme d'urgence initié par la Présidence de la République au lendemain de la prise de pouvoir.

La convocation, le 4 avril, du directeur de cabinet du chef de l'Etat, Vital Kamerhe, par le Parquet général près la Cour d'appel de Kinshasa/Matete, dans le cadre des enquêtes autour de l'exécution des travaux liés au projet de cent jours du président Félix Tshisekedi, continue faire jaser dans l'opinion. Censé se présenter le lundi 6 avril devant le procureur, le président de l'Union pour la nation congolaise (UNC) a maintenu le suspense toute la mi-journée au point de lasser les membres du corps judiciaire qui l'attendaient. Selon des indiscrétions, il appert que l'intéressé aurait préféré se faire représenter par ses avocats qui, leur tour, ont évoqué le privilège de juridiction qu'était censé jouir leur client pour justifier leur réticence se présenter au Parquet de Kinshasa/Matete, situé dans la commune de Limete.

Or, pour certains praticiens de droit interrogés ce sujet, un tel débat n'a pas lieu d'être, la Cour d'appel étant bel et bien habilitée auditionner un haut fonctionnaire de l'Etat, fût-il directeur de cabinet du chef de l'Etat en exercice. « Le Dircab ne jouit pas de privilège de juridiction, même s'il a rang de vice-Premier ministre (... ) Le Parquet ayant la charge des investigations peut inviter tout le monde pour obtenir des informations. Il faut plutôt faire...