Congo-Brazzaville: Ghislain Joseph Gabio "Tao Tao" évoque l'histoire du sport congolais

L'une des voix les plus célèbres du journalisme sportif congolais a bien voulu ouvrir sa boîte à souvenirs : Ghislain Joseph Gabio « Tao Tao » nous fait voyager dans l'histoire du sport congolais et africain.

Monsieur Gabio, merci de nous ouvrir votre mémoire, vous qui êtes la voix incontournable du sport congolais. Vous souvenez-vous de votre premier match commenté en direct ?

Honnêtement, c'est une question difficile. En revanche, je peux facilement dire quel fut le premier grand match que j'ai commenté en direct pour la radio : la rencontre opposant la sélection nationale, appelée alors Congo-Sport, face au FC Santos du Roi Pelé en 1969. Un match inoubliable à plus d'un titre et en particulier parce que Germain Bisset et moi-même avions adopté une manière spéciale de faire ce direct.

Germain Bisset était associé à Jean Bruno et Joseph Ghislain Gabio avec Henri Pangui. Le terrain était partagé en deux parties, chacune correspondant à un binôme. Quand la balle entrait dans le camp d'un duo, celui-ci commentait jusqu'à ce que le ballon change de camp et donc de duo de commentateurs. C'était fantastique de faire vivre ainsi un match au public !

Comment vous est venue cette idée originale ?

Cela avait été fait auparavant par Guy Menga, notre formateur, qui avait commenté avec Claude Bivoua la même affiche, Congo-Sport contre FC Santos, en 1967. Je tiens à préciser que le Roi Pelé avait disputé les deux rencontres.

LDB : Il est probable que vous ayez déjà répondu à la question suivante : quel est le plus grand joueur que vous ayez commenté durant votre carrière ?

GJG : Bien sûr, Camille, le plus grand joueur du monde c'était le Roi Pelé ! J'avais essayé de l'interviewer en 1969, malheureusement, Pelé ne parlait que le portugais. J'avais dû renoncer, ne gardant qu'une photo de cette rencontre.

LDB : Il y avait donc Pelé et les autres... Dans cette seconde catégorie, quel joueur retenez-vous ?

GJG : Durant le Mondial 1974, je couvre la compétition pour la Deutsche Welle, la Voix de l'Allemagne, comme celle de 1982 du reste. Lors de la finale entre le pays hôte et les Pays-Bas, j'ai pu voir les grandes vedettes locales comme le Kayser Frantz Beckenbauer ou Gerd Müller. Mais il y avait...